Parce qu’il y a des silences

Crédit Photo : Chloé Desnoyers

Crédit Photo : Chloé Desnoyers

Il y a des silences qui réveillent. Lire une information au fin fond de sa couette. Sans comprendre.
Il y a des silences qui choquent. Qui vous laissent seuls. Solitude incroyable parmi la foule. Ne plus être Berlinoise, mais Française. Et seule dans ce café bondé.
Il y a des silences qui pleurent. Sans comprendre. Reprendre son vélo. Maison, ordinateur, téléphone, et rester là. Il y a des silences qui durent, et durent longtemps.
Il y a des silences amicaux. Ceux qui ont entendu, comprennent. Posent une main sur la mienne.
Il y a le silence de la nuit. Quand on n’arrive pas à lâcher son écran, ses écrans, quand on n’arrête plus d’actualiser la page.
Il y a le silence des retrouvailles. Une bonne année souhaitée à demi-mot. Il y a le silence autour des tables. Quand on ne rit plus. Parce qu’on en reparle, encore et encore. Silence sédentaire. Installé. Qu’on ne peut ignorer.
Il y a le silence partagé. A deux ou trois.
Il y a le silence de ma main qui se glisse dans celle de Marie. Serrées l’une contre l’autre face aux fleurs. Il y a le silence des larmes. Le silence de Martin, de Cross qui se collent à mon bras, dans mon dos. Câlin silencieux.
Il y a des silences qui durent. Des silences qu’on savoure. Des silences qui réchauffent quand d’autres refroidissent.
Des silences de vie. Pour faire taire un silence de mort.

2 commentaires

  1. Marie · janvier 13, 2015

    <3

  2. Nelson · janvier 13, 2015

    Il y a cet hommage exceptionnel, qui donne envie de pleurer parce qu’on pense que la vie n’a aucun sens. Mais on garde espoir quand un enfant t’adresse un sourire sans rien comprendre de ce qui se passe dans ce monde.