7 août 2012

Revaler Straße

Un regard dans la nuit.

Qu’y a-t-il dans ses yeux quand il les pose sur moi ? Toute ma peau frissonne et mes cheveux s’hérissent, il se glisse et le sait, au plus profond de moi. Il soutient mon regard, oui car j’ai besoin d’aide, si puissant ce regard qu’il me fait reculer, mes pupilles se rétractent comme pour me protéger.
Qu’y a-t-il dans ses yeux à ce garçon sérieux qui livre sa pensée en trois mots tout au mieux, un mirage que ces mots sous son profond regard, hagard cet entourage qui ne peut qu’observer. Le courant qui circule n’est pas tant électrique mais davantage cynique car on sait tous les deux qu’un autre tient notre cœur dans ses doigts amoureux. Sauf qu’en cet instant là, nous sommes seuls au monde, au milieu de son reste le tonnerre au loin gronde, personne ne saura voir sa seule main dans le noir se glisse dans mon dos, descend sous ma chemise, plisse ses yeux brûlants, ardente, telle la tour je tangue, sur mes deux pieds, abandonne la musique le rythme qu’elle impose, m’oppose à une quelconque osmose être nue sous ses yeux me mène à l’overdose.
Murmure à son oreille, me souffle un baiser silencieux, nos regards sont pareils à deux gosses prétentieux. Nos visages sont figés, impassibles, ni lui, ni moi, n’a idée de ce qui nous anime.
Diurnes dans le noir, deux regards malheureux où brillent de mille feux, les néons lumineux, de cette nuit sans lune.

Partagez

Commentaires