Parce que je suis libre

Est-ce qu’on écarte les bras en croix quand on est amoureux ? Est-ce qu’on grimpe sur son vélo, pédale, prend de la vitesse, dévale la butte pour rejoindre la piste de décollage, pédale encore plus vite, le vent dans le dos, est-ce qu’on se redresse, lâche…

Pourquoi je ne me censure jamais

Pourtant cela fait quelques jours que je me retiens d’écrire. Que les phrases se forment dans ma tête, comme à mon habitude, et que je les fais taire

Parce que je suis duale

Duale emmêlée. A travers ma personne vit mon personnage. A travers moi passent ces sensations, émotions, intuitions qui se meurent en mots.

Parce qu’écrire

Parce qu’écrire est un terrain glissant, on devrait toujours écrire avec des bras protecteurs dans un coin. Merde, j’ai perdu les miens. Parce qu’écrire est un passage, on devrait toujours avoir quelqu’un qui nous tienne une lanterne, au cas où. Mais je suis dans le…

Parce qu’il s’en fout

D’habitude j’écris après. Quand le roman m’emporte. Trop loin. Quand je ne sais plus redescendre. Quand c’est trop dur de reposer mes pieds sur terre. Seule dans mon appartement. Près du chauffage là sur le tapis.

Pourquoi je pense en radiateurs

Esclave de mon année à mâchouiller mes émotions, à les organiser en chapitres étranges, en verbes à l’infinitif. Esclave de cette année à écrire ce roman dans ma tête.

Parce que lundi tout a changé

Mille phrases me viennent pour commencer ce texte. D’ailleurs cette phrase-là n’est qu’une de ces mille phrases. Tout se mêle. Parce que je suis loin, entre deux eaux. Entre la réalité de mes personnages et ma réalité à moi. Moment terrible de redescente. Alors je vais écrire toutes ces phrases dans le désordre. Thérapie à moi.