Parce que lundi tout a changé

Mille phrases me viennent pour commencer ce texte. D’ailleurs cette phrase-là n’est qu’une de ces mille phrases. Tout se mêle. Parce que je suis loin, entre deux eaux. Entre la réalité de mes personnages et ma réalité à moi. Moment terrible de redescente. Alors je vais écrire toutes ces phrases dans le désordre. Thérapie à moi.

Parce que la drogue donne et reprend, surtout reprend

Je tombe dans mon fauteuil, essoufflée, 5 étages absorbés en courant presque. Enlève mes chaussures, mon bonnet, attrape mon carnet, écrire, écrire pour ne pas oublier. Son visage, ses mots, ma terreur. Ecrire. Trois heures plus tôt. Prenzlauer Allee.

Comment, par une porte ouverte, je suis tombée dans la piscine

A me sourit. Mélange de blancs et de bleus, reflets flous, mais bien présents. Il me sourit. Prend ma main, m’entraîne dans un coin. Sombre. Allume une allumette, grille une cigarette, m’embrasse, m’embrase encore. A m’emporte au- dehors. Me prend en photo. Nous rions. Toujours….