Pourquoi je ne me censure jamais

Pourtant cela fait quelques jours que je me retiens d’écrire. Que les phrases se forment dans ma tête, comme à mon habitude, et que je les fais taire

En interview pour Die Frenchies

Un petit coup de foudre. Une décharge littéraire. Jule est multiple, cynique, drôle, mélancolique, belle, timide, garce, masculine et maligne.

Comment je joue au billard

Je suis allongée dans des boules de billard. Des boules de billard. Des rouges, des jaunes, des pleines, des bicolores. Vous voyez le genre quoi. Des boules de billard. Avec la noire là, la 8, que j’ai envoyée trois fois dans le trou quand même.

Pourquoi j’ai du goudron noir sur ma peau rosée de fille

J’allais vite ce jour-là, je venais de prendre la pluie à Kotti, une vraie chavane, dirait ma mère. En tournant dans la Oranienstraße je me retrouvais avec le vent de face, obligée de tenir ma capuche d’une main et d’avancer en me brûlant les cuisses….

Pourquoi le Teufelsberg goûte l’ami au chocolat

– Il y a combien de beurre là-dedans ? – Tu ne veux pas savoir. – Je crois que si. – Je t’assure que non. – La réponse influera sur ma décision quant à en reprendre une troisième fois… – 350 – 350 quoi ?…

Pourquoi je ris avec un bras endolori

E-mail. Je pars en Afrique le mois prochain. Le genre d’information qui ne peut me laisser de marbre. Surtout au matin. Devant ma tasse de café, un œil ouvert l’autre à moitié collé, du genre à recracher l’intégralité de ma dernière gorgée sur mon clavier….

Parce qu’on a tous nos forces

J’ai déplacé mes meubles, acheté une table basse, c’est bon d’être chez soi. J’ai flâné au marché, mangé un falafel, c’est bon d’être chez soi. J’ai ramassé mon cœur, regroupé les morceaux, Berlin les recollera. Confiance en elle, confiance en vous, les filles qui débarquez…

Parce que parfois j’ai besoin d’étiquettes

Ce soir je bois un verre. Avec un mec. Un mec bien. Un beau mec. Marrant. Vraisemblablement intelligent. Ce soir. A retenir. Ce soir. L’incruster dans mon esprit à défaut d’en avoir envie. Parce qu’encore une fois je pense à toi Thomas. Foutu cœur prisonnier….

Parce que Berlin, c’est la maison

Il y a de bons moments. Il y a de belles personnes. Et puis il y a ces bons moments qu’on partage… avec de belles personnes. Il y a deux mois, je recevais deux invitations pour le récital de Paul Badura-Skoda à la Philharmonie. Du…

Parce que la drogue donne et reprend, surtout reprend

Je tombe dans mon fauteuil, essoufflée, 5 étages absorbés en courant presque. Enlève mes chaussures, mon bonnet, attrape mon carnet, écrire, écrire pour ne pas oublier. Son visage, ses mots, ma terreur. Ecrire. Trois heures plus tôt. Prenzlauer Allee.

Parce que les belles choses méritent qu’on les savoure

– Tomber, ne pas tomber, frontière délicate mais délicieuse avec toi. Tu manques déjà, à mes mains, à mes draps. J’ai jeté mon sapin. Comme ça, dans la rue, comme tout le monde, Noël, Nouvel an, fin de ces deux intenses semaines, entre oubli et…

Comment c’était Noël? Berlinois.

Mardi 24. Ai passé la journée enroulée dans ma couverture, guettant le livreur entre les chapitres de mon livre fraîchement emprunté à la bibliothèque de l’Institut Français. 17h00. Lasse d’attendre celui qui ne viendra plus, je pose mon livre désormais achevé, me met en route pour…