Parce que lundi tout a changé

Mille phrases me viennent pour commencer ce texte. D’ailleurs cette phrase-là n’est qu’une de ces mille phrases. Tout se mêle. Parce que je suis loin, entre deux eaux. Entre la réalité de mes personnages et ma réalité à moi. Moment terrible de redescente. Alors je vais écrire toutes ces phrases dans le désordre. Thérapie à moi.

Comment j’ai retrouvé Mathieu

Depuis que Léa est partie, je me sens un peu seule. Seule dans ma mélancolie. Dans cet état où le côté sombre de l’âme grignote sur le bien-être quotidien. Ce moment où c’est soudain trop dur, trop fatigant, trop lourd d’être seule dans cette grande ville avec tous ces boulots sur les bras, ces batailles à mener.

Parce que la drogue donne et reprend, surtout reprend

Je tombe dans mon fauteuil, essoufflée, 5 étages absorbés en courant presque. Enlève mes chaussures, mon bonnet, attrape mon carnet, écrire, écrire pour ne pas oublier. Son visage, ses mots, ma terreur. Ecrire. Trois heures plus tôt. Prenzlauer Allee.

Parce que « feiern » (faire la fête) ne doit pas être un quotidien

Plantée sur le Ku’damm, devant les portes de l’Institut Français, la bibliothèque n’ouvrant qu’une heure plus tard, je décide de patienter au … sur la Kantstraße, à deux pas. J’espère y trouver Benoît, Steph ou Lars, bref, l’un des garçons pour me servir un thé…