Parce que mes départs sont des aventures

L’avion tourne et je bascule vers l’océan. Par la fenêtre un soleil rayonnant, les vagues grises, le Pacifique, vraiment ? Et ces bateaux. Des petits, des gros, sûrement des gros en fait, l’avion est encore haut. J’ai claqué la porte il y a seize heures maintenant, je n’ai pas fermé l’œil une seconde, quatre heures du matin pour moi, dix heures ici, épuisée mais voilà que je souris.

Parce qu’il s’en va… et je viens

Il s’en va. Dans une semaine il s’en va. C’est court une semaine. Et si long à la fois. Relativité du temps que l’on étire à l’extrême lui et moi. Relativité d’un temps dans un monde qui n’existe qu’entre nous, pour nous, créé une nuit dans la neige. Et comme la neige, le temps file et fond, parce qu’il s’en va.

Parce que j’avais oublié

Je suis rentrée en France, entrée en France, moment délicat où l’on ne sait plus si l’on doit dire entrer ou rentrer, parce qu’on n’habite plus là-bas, mais pas depuis assez longtemps ici pour ne pas pouvoir s’empêcher d’utiliser le « r », un peu…

Parce que les belles choses méritent qu’on les savoure

– Tomber, ne pas tomber, frontière délicate mais délicieuse avec toi. Tu manques déjà, à mes mains, à mes draps. J’ai jeté mon sapin. Comme ça, dans la rue, comme tout le monde, Noël, Nouvel an, fin de ces deux intenses semaines, entre oubli et…