Comment je joue au billard

Je suis allongée dans des boules de billard. Des boules de billard. Des rouges, des jaunes, des pleines, des bicolores. Vous voyez le genre quoi. Des boules de billard. Avec la noire là, la 8, que j’ai envoyée trois fois dans le trou quand même.

Parce qu’à nouveau seule dans ce bar

Je n’ai jamais aimé les entre-deux. Jamais. Ce soleil qui chauffe mais n’appartient plus à l’été. Ce soleil de septembre qui fait sourire mais ne fait pas rêver.
Me voilà appuyée à ce comptoir de bois. Celui-là même où j’écrivais mon premier texte, avant même de savoir que le Berlinographe existerait.

Parce que les loups sont des chiens

Mon loup est revenu. J’ai croisé ses yeux bleus dans la nuit. Ce serait mentir de dire que je ne l’attendais pas un peu. Dernier étage d’une usine à Wedding. Un bar sombre et lumineux. Des néons, du feu aux fenêtres, et le S-Bahn aérien pas très loin, derrière les stores arrachés.

Pourquoi je hais ce brouillard berlinois

Il y a quelque chose de l’ordre de l’exceptionnel, du magique, à vivre de nuit à Berlin. Passé 1 heure, la fatigue a beau se rappeler à mes yeux, à mes jambes, aux frissons sur ma peau, il m’est impossible de gagner mon chez moi,…

Parce qu’il me faut aller au bout

Samedi est arrivé dans une excitation crainte. Beaucoup d’envie. Envie d’extrême, envie d’aller au bout de quelque chose, envie de tirer sur la corde, fort, vraiment fort. Envie de faire la fête. Quoique Mathieu, Cross, Martin et moi ne sortons pas vraiment la nuit pour…