Comment je l’ai serré dans mes bras

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©Le Berlinographe

Hier soir c’était son anniversaire. Je l’ai serré dans mes bras.

Hier soir c’était son anniversaire, je me suis jetée dans ses bras. Je savais que c’était son anniversaire. J’avais hâte de le voir. Le lui souhaiter. Le lui crier à l’oreille. Avec un grand sourire, un de mes plus beaux sourires soleil.

Hier soir c’était son anniversaire, j’ai sauté dans ses bras. Littéralement sauté. J’étais là avant lui. Une heure il me semble. J’attendais avec impatience, je guettais la porte, parce qu’il est toujours en avance. Une demi-heure souvent. J’avais peur de le manquer, j’avais peur d’être de l’autre côté du restaurant. Qu’il aille au vestiaire, et de le voir en coup de vent entre deux plateaux plein de verres. Alors je guettais l’entrée en tremblant.

Hier soir c’était son anniversaire, il m’a serrée fort dans ses bras. Je sentais qu’il allait arriver dans les prochaines minutes, les toutes prochaines minutes, puis je l’ai vu. Je l’ai vu à travers la fenêtre. Et je n’ai plus réfléchi. Mes pieds m’ont portée sans que je ne décide quoique ce soit. Mes pieds m’ont portée dans l’entrée, la porte, il était là, il riait avec un autre, à l’entrée. Son vélo n’était plus dans sa main, son vélo était un peu plus loin. Il a ôté ses écouteurs, il a levé les yeux, il a levé les yeux vers moi. Il allait monter la marche mais j’étais là devant lui.

Hier soir c’était son anniversaire, il m’a serrée dans ses bras, contre lui, fort. J’ai sauté dans ses bras. J’ai crié bon anniversaire et j’ai sauté dans ses bras. Il aurait pu ne pas me rattraper, il aurait pu avoir quelque chose dans les mains, mais il n’avait rien dans les mains, et il m’a rattrapée. Mon corps s’est précipité contre le sien. J’ai entendu son rire dans mes cheveux, j’ai collé mon nez au creux de son cou et la terre s’est mise à tourner.

Hier soir c’était son anniversaire, il m’a fait tourner dans ses bras. Il m’a fait tourner, tourner en riant, il m’a serrée contre lui si fort, mes pieds ne touchaient plus le sol, nous avons tourné encore, deux tours, trois tours, quatre tours. Le monde entier tournait avec nous, tournait plus vite. Mon cœur battait plus vite. Le sien aussi. Son rire était plus doux. Mon sourire aussi. Sourire soleil couchant.

Hier soir c’était son anniversaire, je n’ai plus touché terre un moment. Puis il m’a reposé au sol. A déposé un baiser sous mon oreille. Merci, a-t-il murmuré dans un souffle. Mes pieds ont fait demi-tour, je suis rentrée travailler.

Hier soir c’était son anniversaire, je l’ai serré dans mes bras. J’ai sauté dans ses bras, me suis jetée dans ses bras, l’ai serré fort. Et si ça ne tenait qu’à moi je le serrerais encore, encore plus fort. Il y a des flammes qui ne font aucun mal, qui chauffe, réchauffe le cœur et le corps. Il est cette flamme. Ma flamme. Sous son regard, entre ses bras, j’ai chaud. Délicieusement chaud.

Hier soir c’était son anniversaire. Il m’a serrée dans ses bras. C’était si fort, c’était si doux, c’était si bon, que j’en souris encore.

Image d’illustration : « saturday 3/3 » de Dolapo Falola. Licence CC

3 commentaires

  1. Aboudramane koné
    Aboudramane koné · mai 24, 2015

    toujours dans le romantisme.bravo

  2. René Jackson
    René Jackson · mai 24, 2015

    Pour mon vingt-cinquième, elle m’avait fait un gâteau. Pas le plus bon jamais confectionné. J’y avais juste goûté, il n’était pas bon du tout. Il était parti dans d’autres estomacs.

    Mais elle avait fait un gâteau pour moi. De ses propres mains. Je ne l’avais pas mangé, mais pour moi ce fut la plus belle de toutes les choses.

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