Parce que quelque chose cloche

Quelque chose se fait contre ma volonté je le sais. Mon corps me parle. Mes doigts se déchirent, la nuit j’entends le sang ruisseler de mes mains sous mes ongles qui creusent.

Parce que nous fuyons pour jouer ensemble

-Quand on se parle j’entends que nous sommes deux étrangers, mais quand je te touche c’est comme si on s’était toujours connu. -Peut-être qu’on s’est toujours connu. Avant. Ecoute ton corps et dis moi… -Oui… Oui on s’est connu… Dans une vie, non deux, non…

Pourquoi il y aura un combat

Le moment s’approche. Le moment se rapproche de moi. Le moment tant attendu, tant redouté. Le moment de prendre un chemin, ou l’autre. D’aller vers l’un, vers l’autre. Le moment de sortir, choisir, se laisser prendre. Car il le faudra bien. Triste, rageant, déprimant et…

Parce que mon cœur est ouvert

Parfois on a des choses à se prouver. Des questions dont l’absence de réponse résonne au matin, s’obstine comme un réveil qu’on n’arrive pas à éteindre. Des suppositions loin des affirmations qui manquent, dont l’absence obsède le peu de sommeil qu’on atteint. Parfois on a…

Parce que je suis duale

Duale emmêlée. A travers ma personne vit mon personnage. A travers moi passent ces sensations, émotions, intuitions qui se meurent en mots.

Parce que je suis une spirale

Je suis un cercle. Je suis l’oiseau qui chante sur la branche quand vient l’été. Je suis l’oiseau qui frémit sous les rayons de ce premier soleil. L’oiseau là, sur la branche de l’arbre près de moi, qui chante au-dessus de ma tête, me fait de l’ombre.

Parce que l’onde est trop longue

Longueur d’onde : distance sur laquelle une répétitivité de l’ondulation (ou oscillation complète) se produit (c’est la distance parcourue par l’onde pendant une période). Le blanc des draps, le moelleux du matelas. La lourdeur de ta couette. Délicieuse couette comme jamais je n’ai eu sur…

Parce qu’il s’en va… et je viens

Il s’en va. Dans une semaine il s’en va. C’est court une semaine. Et si long à la fois. Relativité du temps que l’on étire à l’extrême lui et moi. Relativité d’un temps dans un monde qui n’existe qu’entre nous, pour nous, créé une nuit dans la neige. Et comme la neige, le temps file et fond, parce qu’il s’en va.

Parce qu’il s’en fout

D’habitude j’écris après. Quand le roman m’emporte. Trop loin. Quand je ne sais plus redescendre. Quand c’est trop dur de reposer mes pieds sur terre. Seule dans mon appartement. Près du chauffage là sur le tapis.

Comment j’ai retrouvé Mathieu

Depuis que Léa est partie, je me sens un peu seule. Seule dans ma mélancolie. Dans cet état où le côté sombre de l’âme grignote sur le bien-être quotidien. Ce moment où c’est soudain trop dur, trop fatigant, trop lourd d’être seule dans cette grande ville avec tous ces boulots sur les bras, ces batailles à mener.