Parce que ce n’est pas un film

Si c’était un film, je me rendrais chez toi vers minuit, je prendrais un livre, je m’assiérais sur le pas de ta porte, m’endormirais vers deux heures. A ton retour, vers trois heures, tu me caresserais la joue pour me réveiller, me demanderais ce que…

Parce que je ne sais pas après quoi je cours

Je ne sais plus vraiment après quoi je cours. Les sentiments se mélangent. Les sentiments profonds. Ceux qui attachent mes pieds dans le sol. Car une chose est sûre, je suis revenue sur terre. Avant de m’envoler une nouvelle fois bien sûr, troisième roman oblige,…

Parce que je suis libre

Est-ce qu’on écarte les bras en croix quand on est amoureux ? Est-ce qu’on grimpe sur son vélo, pédale, prend de la vitesse, dévale la butte pour rejoindre la piste de décollage, pédale encore plus vite, le vent dans le dos, est-ce qu’on se redresse, lâche…

Parce que cette fois, pas d’homme à la mer

C’est la première fois que je ne peux pas fuir. Que je ne peux pas jeter l’homme à la mer, décrocher les canots, couper les cordes, et le laisser dériver pendant que je fonce, sans un regard en arrière, les cheveux emmêlés par le vent….

Parce qu’il n’a jamais existé

-C’est pas juste. C’est vraiment, vraiment pas juste. Et je suis quoi moi ? Je fais quoi moi maintenant ? Parce qu’il n’a jamais existé !

Parce que quelque chose cloche

Quelque chose se fait contre ma volonté je le sais. Mon corps me parle. Mes doigts se déchirent, la nuit j’entends le sang ruisseler de mes mains sous mes ongles qui creusent.

Parce que nous fuyons pour jouer ensemble

-Quand on se parle j’entends que nous sommes deux étrangers, mais quand je te touche c’est comme si on s’était toujours connu. -Peut-être qu’on s’est toujours connu. Avant. Ecoute ton corps et dis moi… -Oui… Oui on s’est connu… Dans une vie, non deux, non…