Ce sera au soleil

Si un jour je déménage ce devra être au soleil
Dernier étage sous les toits sous l’étoile
Au soleil

En Fanfare

Entre nous ça a commencé en fanfare. On peut le dire. Tous les dimanches de ces trois mois passés à Toulouse. Tous ces putains de dimanche matin, les tambours, le trombone, et ta trompette, ta putain de trompette. Tous les dimanches sans exception. Même quand il a plu à verses cette première semaine d’octobre, quand je me suis couchée à l’heure du soleil levant en pensant, au moins ils ne joueront pas demain. J’avais tort. Vous avez joué, pas peur du vent, pas peur de la pluie, pas peur des sceaux d’eau que je rêvais de balancer par la fenêtre. Et puis il y a eu ce dimanche matin où je suis sortie acheté le pain. Quand j’ai ouvert la porte tu étais là. Ta trompette à la main. Je te l’aurais fait bouffer.

Il fut un temps où j’écrivais des lettres d’amour

Je me rappelle de cette phrase, perdue dans les montagnes suisses. Soleil couchant. Ce serait bucolique si ce n’était pas si stressant : mon train, mes trains, ont eu du retard. Pas de réseau, on m’attend. Je me rappelle de cette phrase : « moi aussi, il fut un temps où j’écrivais des lettres d’amour. » Une amie, à peine plus âgée, qui séchait mes larmes. « Moi aussi je tombais amoureuse dans la seconde, j’offrais mon coeur et tout mon corps, j’écrivais des lettres d’amour. »

Elle l’aime

Elle pleure parce qu’elle l’aime. Parce qu’il l’aime sûrement lui aussi. Ou plus. Ou il ne l’a jamais aimé. Mais qu’importe, elle l’aime et ça ne marchera jamais.

Pourtant elle ne le déteste pas

Ca fait sept mois. Sept mois qu’elle n’a pas glissé un pied sur son parquet sombre. Sept mois qu’elle ne s’est pas allongée sur son tapis, sept mois qu’elle n’a pas arrosé le basilic qu’ils avaient planté ensemble. Sept mois qu’elle n’a pas senti la…

Parce qu’aimer n’est pas jouet

Il a joué avec moi. Il m’a utilisée. Il m’a aimée, jetée, reprise, rejetée. Il se sert de moi comme miroir. Il ne m’apporte rien. Il veut prendre. Prendre. Jeter. Et s’il n’avait pas joué ? Et s’il n’avait jamais joué ? S’il ne m’avait…

Parce que je suis Passion

  Ce texte sera publié le 2 mars sur le site du webzine Girlshood dans la rubrique Regards Croisés. En attendant le voici en avant-première ;) Je suis une femme de langue, j’aurais pu dire « de lettres », mais on aurait perdu une occasion de…

Parce que ce n’est pas un film

Si c’était un film, je me rendrais chez toi vers minuit, je prendrais un livre, je m’assiérais sur le pas de ta porte, m’endormirais vers deux heures. A ton retour, vers trois heures, tu me caresserais la joue pour me réveiller, me demanderais ce que…

Parce que je ne sais pas après quoi je cours

Je ne sais plus vraiment après quoi je cours. Les sentiments se mélangent. Les sentiments profonds. Ceux qui attachent mes pieds dans le sol. Car une chose est sûre, je suis revenue sur terre. Avant de m’envoler une nouvelle fois bien sûr, troisième roman oblige,…

Parce que je suis libre

Est-ce qu’on écarte les bras en croix quand on est amoureux ? Est-ce qu’on grimpe sur son vélo, pédale, prend de la vitesse, dévale la butte pour rejoindre la piste de décollage, pédale encore plus vite, le vent dans le dos, est-ce qu’on se redresse, lâche…

Parce que cette fois, pas d’homme à la mer

C’est la première fois que je ne peux pas fuir. Que je ne peux pas jeter l’homme à la mer, décrocher les canots, couper les cordes, et le laisser dériver pendant que je fonce, sans un regard en arrière, les cheveux emmêlés par le vent….